Effondrement de la langue : enfant en danger

Rejet de la lecture, carence de vocabulaire, dégradation de l’orthographe. Peu exposés à des situations concrètes d’acquisition de mots nouveaux, de plus en plus d’enfants sont incapables d’utiliser ceux sortant du vocabulaire courant, sont incapables de comprendre une phrase lue quand elle dépasse le sujet, le verbe et un ou deux compléments.  « La langue du professeur », le parler de l’école, ne leur est pas intelligible. 4 élèves sur 10 ont des difficultés en histoire/Géo dues à une maîtrise insuffisante de la langue. Comment imaginer alors qu’ils puissent se hisser à des niveaux d’abstraction, de pensée plus difficiles. Et ce n’est pas la pratique des textos, une langue sans syntaxe permettant tout juste de véhiculer des informations express qui peut favoriser la mémorisation des mots, l’acquisition de sens nouveau, qui peut les initier à la complexité de la langue.

Or la compréhension et la réflexion ont besoin de mots pour être actives. C’est l’essence qui fait marcher le moteur. Plus le vocabulaire d’un enfant est riche, plus il est à même de comprendre ce que dit l’enseignant, la leçon qu’il lit, plus sa pensée est active. Quand l’enfant est suffisamment à l’aise avec les mots, il s’en sert pour penser, réfléchir, s’exprimer et dérouler ses idées.

Pauvreté du vocabulaire mais aussi du bagage culturel qui empêche l’enfant de rattacher ce qu’il apprend à un contenu signifiant pour lui. Quand il n’est pas encouragé à s’ouvrir aux richesses du monde, à se poser des questions, quand on n’y répond pas, il s’enferme dans un ghetto qui finit par appauvrir sa pensée. L’enfant grappille alors au gré de ce qui l’interpelle et qu’il peut saisir.

Les parents doivent être conscients de l’importance d’utiliser à la maison un langage riche, de parler de sujets qui ne se cantonnent pas au quotidien, d’échanger avec l’enfant, d’encourager ses passions, ses intérêts divers, d’éveiller sa curiosité.

Attention concentration

L’attention et la concentration sont deux mécanismes mentaux interdépendants et essentiels à l’apprentissage.

Etre attentif, c’est mobiliser ses cinq sens pour recevoir, chercher, sélectionner et traiter les informations pertinentes dont on a besoin.

Etre concentré, c’est réduire le champ de l’attention, fermer la conscience à tout ce qui peut distraire l’esprit de cet apprentissage.

Etre attentif

On ne peut être attentif sans une adhésion de tout son être à la tâche à accomplir. C’est une attitude mentale mais aussi corporelle.

Regardez un enfant rêveur à sa table de travail. Il est mal assis, souvent avachi, son regard est flou. Son esprit vagabonde à la moindre occasion. Regardez encore un enfant agité (ou sensori-moteur). Il ne tient pas tranquille sur sa chaise. On dit de lui qu’il a trop d’énergie. Ces deux-là ont des difficultés à être attentifs. Leur attitude corporelle est celle d’enfants non concernés par l’objet où doit porter leur attention.

L’enfant attentif a une posture tonique, un regard présent. Son corps est partie prenante de l’acte d’attention. Car il s’agit bien d’un acte: acte mental, acte volontaire. Son corps est éveillé, à l’instar de son esprit. Il est dans un état d’éveil actif, une démarche maîtrisée. Il tend vers un objectif, vers un état de fusion avec l’objet regardé, lu ou écouté.

Pour cela, il a fait le vide dans son esprit, s’est focalisé sur la tâche à accomplir. Il est attentif mais sans tension, détendu mais dans un acte de volonté.

Si votre enfant a du mal à être attentif, travaillez avec lui sur ce que cela signifie. Etre attentif veut-il dire être calme ? être en attente? écouter le professeur? Si telle est son attitude, on peut en déduire alors qu’il est sage, de bonne volonté ; pourtant cela n’est pas suffisant et n’a pas grand chose à voir avec l’attention.

Il est en attente de quoi ? Pourquoi ? Comment va-t-il s’approprier la connaissance ? Dans quel but ?

Etre attentif est un processus qui dépend du travail à accomplir. Cela nécessite une anticipation . C’est un processus à trois temps. Tout d’abord il faut se rendre disponible, s’ouvrir à l’information, puis l’accueillir, enfin il faut se fermer à toute autre information, c’est-à-dire se focaliser sur elle seule. C’est là que peut commencer la concentration.

Un élève attentif écoute le professeur dans le but de mémoriser, de comprendre une règle de grammaire, de prononcer correctement des mots anglais, d’utiliser le théorème de géométrie dans un exercice. Il est dans une intention d’apprendre au moment de commencer ses cours, quand il s’installe à sa table de travail. Il sait ce qu’il a à faire de la connaissance qui va lui être communiquée par l’enseignant, comment la faire sienne, dans quel but.

Selon le biologiste, Henri Laborit, certains neurones d’attention ne répondraient pas à des stimuli répétés, ils ne seraient sensibles qu’à un son nouveau ou à une information visuelle différente, d’où l’importance d’éviter les répétitions à l’identique et de renouveler les formes sous lesquelles on présente les connaissances.

Il ne faut pas oublier que l’attention est aussi fonction de la motivation, d’une disposition intérieure, de ses rythmes, et que l’enfant a d’autant plus de chances d’être attentif que la connaissance l’intéresse ou qu’il en comprend l’utilité.

Comment être attentif

Mais que faut-il faire pour être attentif ? Suffit-il de le vouloir ? Non, être attentif, ce n’est pas seulement se dire: “ Je veux lire ou écouter sans penser à autre chose ”.

Être attentif, c’est savoir que faire de son attention.

Si l’enfant apprend une leçon d’histoire, il la lit pour la comprendre et la mémoriser. Il est donc attentif pour comprendre et mémoriser. S’il apprend des tables de multiplications, il les lit, les répète pour les savoir par cœur, dans le désordre, c’est-à-dire pour être capable de les utiliser dans des multiplications et des divisions. Il est attentif pour répéter et mémoriser.

Il ne suffit pas de dire à un enfant: “ Sois attentif ”, il faut lui dire comment faire.

Les quatre attentions

La vigilance ou le guet

C’est l’attention du pêcheur, du chasseur, du soldat qui monte la garde, de tous ceux qui pour une raison ou une autre font le guet. On peut croire que le pêcheur rêve, mais une partie de lui est attentif. Il attend que morde le poisson. Il guette le mouvement du fil, prêt à agir dès qu’un poisson s’accrochera à sa ligne. C’est l’attention que doit avoir un enfant quand il fait une dictée. Il guette les verbes se terminant par le son « é » pour réfléchir à comment les écrire (er ou é ?). Il guette le mot leur pour ne pas l’écrire sans avoir réfléchi à sa terminaison (leur ou leurs ?).

L’attention sélective

Il s’agit de l’attention que l’on porte à quelque chose. C’est un choix, une sélection.

Imaginez un dîner. Autour de la table, plusieurs personnes parlent en même temps. Vous les entendez, mais leurs voix se confondent en un bruit de fond car vous n’écoutez qu’une seule d’entre elles. Vous êtes attentif à ce que vous dit cette personne et à elle seule.

Cette attitude sélective est ce vers quoi un enfant doit tendre pendant un cours. Il est attentif à ce que dit le professeur, à ce qu’il écrit au tableau, et il ne se laisse pas distraire par les bruits dans la classe, par ce que racontent les élèves assis derrière lui, par le copain qui tousse ou celui qui rit.

L’attention partagée

Dans ce cas, on prête attention à deux choses, à deux personnes en même temps. Au cours du dîner, vous pouvez écouter ce que disent deux des convives. Mais cette attention ne peut bien sûr avoir la qualité de l’attention sélective. Vous ne pourrez la soutenir très longtemps, surtout si la conversation est un peu complexe. Vous aurez des difficultés à mémoriser tout ce qui est dit.

Pour cette raison, les enfants devraient éviter de travailler en regardant la télévision ou en écoutant leur émission de radio favorite.

– La focalisation

C’est l’attention que l’on a quand on est passionné, absorbé dans une tâche.

Quand vous êtes absorbé, rien ne peut alors vous détourner de ce que vous faites. Vous n’entendez rien autour de vous, vous ne voyez pas le temps passer.

Cette attention est bien évidemment celle qui permet d’apprendre, de comprendre, de mémoriser, de réfléchir et même de faire tout travail de créativité.

La concentration

La concentration est la focalisation, une attention soutenue que rien n’interrompt. Elle bloque l’arrivée à la conscience de toute information qui pourrait nuire à la tâche.

La concentration de l’enfant dépend de son intention, de son intérêt pour ce qui lui est proposé, ce qu’il lit ou entend.

Intérêt, plaisir, réussite, motivation sont des facteurs favorisant la concentration. Passivité, stress, répétition de la tâche ou sa monotonie sont des facteurs qui la perturbent.

La concentration, tout comme l’attention, sont des mécanismes mentaux qui consomment de l’énergie, d’où la fatigue qui survient après un travail intellectuel. L’effort de concentration varie selon la complexité et la durée de ce travail. L’acquisition de nouvelles connaissances est la tâche qui demande le plus de concentration. Puis vient la mise en application de connaissances déjà acquises. Enfin la rédaction de travaux, c’est-à-dire la mise en forme d’informations comprises et mémorisées.

La durée idéale d’une séance de travail, pendant laquelle votre enfant se concentre, est de l’ordre de vingt à quarante minutes. Bien entendu, cela dépend de son âge et de son habitude à le faire. Il faut obligatoirement alterner les séquences de travail et les pauses. Ces moments de détente – de dix bonnes minutes chacun- sont nécessaires au cerveau pour stocker ce qui lui a été amené, pour se préparer à un nouvel apprentissage. Sans ces pauses, il serait illusoire d’exiger une quelconque concentration.

Se concentrer : une habitude à acquérir

La plupart des élèves consultant pour des problèmes scolaires le font parce qu’ils ont des difficultés à se concentrer. Se concentrer est une habitude à acquérir.

L’important est d’apprendre, en délimitant un espace de travail, à délimiter le temps de travail. L’enfant travaille assis à une table. Face à lui, un réveil : il lui permet d’être conscient du temps qui passe, du temps pendant lequel il parvient à se concentrer, du temps qu’il lui faut pour faire des exercices, pour apprendre ses leçons. Quand il se met à penser à autre chose et n’arrive plus à être attentif, il se lève. Il peut boire un verre de lait, manger un fruit, s’amuser avec le chat, faire un exercice de relaxation, mais il n’ouvre pas la télévision, ce qui l’empêcherait de retrouver facilement sa concentration

Il faut prendre l’habitude de ne pas rêvasser à sa table de travail : dès que l’enfant est fatigué, qu’il se met à rêver, il se lève pour faire une pause de quelques minutes.

Tant qu’il est assis à sa table, il travaille, il ne pense à rien d’autre.

Dans le cas où, pour apprendre ses leçons, il a besoin de marcher de long en large, il quitte la pièce quand il n’arrive plus à être attentif, et il y revient, la pause terminée.

Maîtriser son attention et sa concentration

Une première démarche pour parvenir à les maîtriser est de s’observer en situation de tâche.

-On observe la durée de son attention, de sa concentration selon le support (lecture ou écoute), le travail (compréhension, mémorisation, réflexion), la matière, l’intérêt qu’on y porte, également le moment de la journée et le lieu.

S’observer pour avoir conscience des moments où l’on « décroche » d’une tâche pour parvenir à « raccrocher » au plus tôt.

Plus vite l’élève se rend compte qu’il ne suit plus l’explication donnée par son enseignant, plus vite il peut re-mobiliser son attention et retourner à sa tâche d’écoute et de compréhension. Plus vite il se rend compte que, distrait par une sonnerie de téléphone dans la maison, il a quitté son devoir, plus vite il peut décider d’y retourner ou encore de faire une pause.

-On observe les messages envoyés par le cerveau. Certains sont négatifs «  C’est trop dur » « J’y comprends rien » « Je ne réussis jamais en dictée » « Je suis nul en problème ». Ils entraînent une démotivation, une démobilisation de l’attention, ils offrent une moins bonne résistance aux distractions, à la rêverie, ils favorisent les décrochages.

La démarche suivante est l’entraînement et l’utilisation de stratégies.

L’enfant choisit à la maison son environnement, ses heures de travail, il change de place en classe pour être moins perturbé par des bruits. Il apprend à moduler son attention pendant le cours : attention légère quand le professeur rend des copies, parle d’un point qu’il maîtrise déjà parfaitement ; attention plus soutenue quand il s’agit d’écouter le cours ; concentration pour comprendre un point difficile, pour un effort de réflexion.

Il organise son travail selon l’exigence des tâches au plan de la concentration et les heures plus ou moins favorables au travail intellectuel (7)

Il utilise des stratégies de lecture pour éviter que son esprit ne s’évade : noter dans la marge les mots-clés. Des stratégies d’écoute : fermer les yeux, poser le regard sur une surface neutre pour qu’aucune sollicitation visuelle ne vienne le perturber.

Il s’entraîne à plonger rapidement dans le travail.

Lire à ce sujet : Roland P, Cortical regulation of selective attention in man, Journal of Neurophysiology, vol 48, n° 5

Henri Laborit, La nouvelle grille, Laffont, 1974

(3) Voir Motivation

(4) Voir Projet

(5) Voir Travailler vite

(6) Voir Relaxation, respiration

(7) Voir Biorythmes

Pour que l’enfant soit motivé, il faut…

Pour que l’enfant soit motivé, il faut qu’il ait :

  • le sens de ce qu’il fait. A quoi ça sert d’apprendre ? On travaille avec lui sur le sens à donner à l’apprentissage, sur la construction intellectuelle et pas seulement scolaire, sur son implication dans cette construction.

  • la connaissance des moyens nécessaires pour accomplir les tâches demandées. Aussi est-il essentiel de lui donner les méthodes pour les réussir. On montre par l’exemple. On s’attelle au travail et l’on détaille comment l’on procède soi-même, le cheminement de la pensée

(hésitations, erreurs, retours en arrière, choix, vérifications, etc.). L’exemple que l’on donne stimule la réflexion, le goût de l’effort.

  • la connaissance de son fonctionnement mental, utile pour piloter son attention, sa mémoire et sa réflexion. La connaissance de soi renforce l’estime personnelle : l’enfant devient conscient de ses points forts sur lesquels il peut s’appuyer, de ses possibilités. Conscient enfin de ses capacités inexploitées parce qu’ignorées.

  • la liberté d’avoir une pensée personnelle, une façon de fonctionner qui lui soit propre. La liberté de se tromper.

  • la possibilité d’être actif et de créer.

Secrets de premiers de la classe (donner l'envie d'apprendre)

Conditions matérielles pour un bon travail à la maison

Secrets de premiers de la classe :

  • Dès que je rentre chez moi, j’éteins mon portable et je le laisse à l’entrée pour ne pas être tenté d’appeler un copain. Je le récupère une fois mon travail terminé. ( Loïc 4ème)

  • Ma chambre est couverte d’affiches. Mais en face de mon bureau, le mur est vide. Comme ça je ne suis pas distrait quand je fais mes devoirs. ( Pierre CM2)

Organiser le temps entre travail, activités et sommeil

Secrets de premiers de la classe

  • Je ne travaille jamais avant de me coucher. Je garde la dernière heure pour lire ou écouter de la musique. (Oriane 3ème)

  • Je finis toujours mon travail avant de me connecter sur Internet.

( Léa 3ème)

  • Une heure pour mes devoirs, une heure de guitare, puis de nouveau un peu de travail les jours de révision. ( Oscar 4ème)

Gérer le temps à l’intérieur d’un travail

Secrets de premiers de la classe :

  • Quand je fais un devoir, je demande au prof en combien de temps je dois le faire.

 ( Medhi 5ème)

  • Quand mon devoir est long, je le fais en une seule fois, mais je prends des pauses de quelques minutes. (Cindy 4ème)

Organiser le temps de la semaine

Secrets de premiers de la classe :

  • Mes devoirs je les fais à l’avance chaque fois que je peux, comme ça je suis sûre de ne pas travailler le dimanche ou le soir de ma série télé ou de mes rendez-vous sur le net. (Louise 3ème)

  • Je répartis mes devoirs et mes leçons de la semaine. Je ne travaille jamais après dîner et jamais le dimanche. (Tristan 3ème)

Définir des objectifs

Secrets de premiers de la classe :

  • Mon but est de bien comprendre quand j’irai chez mon correspondant allemand, alors chaque jour j’apprends vingt minutes de vocabulaire. ( Charles 3ème)

Faire des plannings

Secrets de premiers de la classe :

  • J’ai un planning que je colore : en rouge les moments fixes que je ne peux pas changer ; en bleu, ceux qui servent aux imprévus ; en blanc, mes heures de liberté.

( Elise 3ème)

Les erreurs, outils de travail

Secrets de premiers de la classe

  • A la maison, je reprends le jour même les contrôles rendus par le prof et je repère mes erreurs pour ne plus les refaire. (Marjorie 4ème)

  • Je demande aux profs de m’expliquer les commentaires de mes devoirs quand je ne les comprends pas. (Jean 4ème):

  • J’écris sur une liste les erreurs que je ne dois pas refaire. Comme ça, je ne les oublie pas. J’y pense aux devoirs suivants. (Thomas 5ème)

Automatiser pour libérer son esprit

Secrets de premiers de la classe :

  • J’ai appris les tables de multiplication à l’endroit, à l’envers et dans le désordre. Je ne les cherche jamais dans ma tête.( Anaïs CM1)

  • En anglais, quand j’apprends une règle, je me fais plein d’exemples jusqu’à ce que je n’y pense plus. (Perrine 5ème)

La vérification efficace

Secrets de premiers de la classe.

  • Je travaille les énoncés comme s’ils avaient des secrets à me dire.

(Théo CM2)

  • Je vérifie que je n’ai pas fait de fautes d’orthographe même dans mes copies de maths. ( Savéria 5ème)

Travail à voix haute

Secrets de premiers de la classe :

  • Avant j’oubliais des lettres, maintenant je prononce les mots quand j’écris et ça ne m’arrive plus. (Benjamin CE1)

Comprendre et réfléchir, c’est donner du sens

Secrets de premiers de la classe

  • Quand j’apprends une leçon, j’imagine que je suis le prof et que je dois l’expliquer aux élèves. Comme cela, je sais si je l’ai bien comprise. (Mélissa 6ème)

  • Je fais souvent des schémas de mes leçons avec des cases, des flèches, des mots soulignés. Cela m’aide à ordonner les idées. (Marina 4ème)

Apprendre les leçons : passer par la compréhension

Secrets de premiers de la classe

  • Ce que j’aime le plus, c’est les questions que je me pose quand j’apprends quelque chose de nouveau et que je ne sais pas encore.

( Mylène 3ème)

La lecture et le sens

Secrets de premiers de la classe

  • Je souligne au crayon les mots que je ne connais pas. Comme ça je ne perds pas le fil de ma lecture, et je pense ensuite à demander ce qu’ils signifient. (Manon 6ème)

Développer nos capacités de mémorisation

Développer nos capacités de mémorisation

Nous vous invitons à écouter l’émission ” Tout comprendre”  de FRANCE INFO du vendredi 29 août 2014, disponible jusqu’en 2017.

Quand elle fonctionne sans accroc, on ne pense pas à elle. C’est au moment où elle fait défaut que l’on comprend à quel point elle est essentielle… La mémoire !

Pourquoi la mémoire est-elle essentielle ? À quel âge forme-t-on ses premiers souvenirs ? Peut-on avoir confiance en sa mémoire ? La mémoire a t-elle des limites ? Les animaux ont-ils de la mémoire ?

Interview d’Alain Sotto, psychopédagogue, spécialisé en neuro pédagogie et en psychologie de la connaissance, et auteur avec Varinia Oberto du livre Une mémoire pour la vie (Ixelles Editions).

"Une mémoire pour la vie" par Alain Sotto et Varinia Oberto

"Une mémoire pour la vie" par Alain Sotto et Varinia Oberto

La mémoire, plus que toute autre faculté, nous définit en tant qu’être humain. Elle est liée intimement à notre identité et revêt une importance majeure pour chacun d’entre nous. En permanence indispensable dans toutes les actions de la vie, le moindre de ses dérèglements inquiète. La connaître, se l’approprier et apprendre à l’utiliser permet de s’en servir au mieux, tout au long de la vie.
• Où se tient la mémoire ?
• Les compétences intellectuelles sont-elles interdépendantes de la mémoire ?
• Peut-on avoir confiance en sa mémoire ?
• À quel âge forme-t-on ses premiers souvenirs. Construit-on sa mémoire dans l’enfance pour la perdre en vieillissant ?
• Quelle est la part de l’attention et celle de l’émotionnel dans l’acte de mémorisation ?

memoire_petitCet ouvrage se veut tout à la fois sérieux, attrayant et vivant. Il rend compte des différentes recherches menées récemment, mais aussi de la propre pratique des auteurs avec des adultes en ateliers ainsi que leur travail sur la vie mentale, notamment sur le concept de projet : on a l’habitude de situer la mémoire dans le passé, dans ce livre les auteurs démontrent que la mémoire est affaire de futur et de projection dans l’avenir.
En effet, sans futur et sans projet, la mémoire s’atrophie et se délite.
S’adressant à tous,
Une mémoire pour la vie interpelle : s’approprier notre mémoire, tout simplement une question d’éducation …
En librairie 25/09/2013
Format mm : 134 x 210
Pagination : 304 pages