Cancritude : filles et garçons ?

Les cancres   À lire les articles de journaux, à écouter les témoignages, il semblerait que la « cancritude » concerne les garçons et eux uniquement. Parmi les cas célèbres, on trouve Gustave Flaubert, Winston Churchill, Jean Cocteau qui fut renvoyé deux fois du lycée et n’eut jamais son bac malgré plusieurs tentatives, André Malraux mauvais en maths et physique, qui quitta le lycée avant la fin de ses études, et Albert Einstein qui peina à apprendre à lire, eut des difficultés dans son parcours scolaire, malgré d’excellents résultats en maths, rata des examens, incapable de travailler comme on le lui demandait : écouter les cours, prendre des notes, apprendre ses leçons, tout travail excluant le fait de pouvoir penser par soi-même. Et pourtant quelle vie que la leur! Les témoignages récents proviennent également d’hommes, dont le plus médiatisé est sûrement Daniel Pennac. Mais, qu’en est-il des femmes? Sont-elles épargnées génétiquement par ce mal ? Ou leur rôle dans la société qui leur incombe encore actuellement, s’occuper des enfants, de la maison, fait qu’une fille peinant à l’école est vécu comme moins dévalorisant, moins préoccupant, en raison même de ce qui l’attend une fois devenue adulte? Ou encore, est-il vrai que les filles cancres sont bien moins nombreuses que les garçons tout simplement parce que les attentes à leur égard les font plus sages, plus appliquées, et qu’elles adoptent des comportements et des aptitudes scolaires conformes à leur sexe ?   Existent-il des différences entre les garçons et les filles dans le « métier » d’élève ?      Il est un fait avéré par toutes les statistiques : les filles seraient plus scolaires,...
« Le beau métier de parent »

« Le beau métier de parent »

Depuis trente ans, nous recevons des enfants et des adolescents en difficulté scolaire, nous recevons les parents qui expriment leur inquiétude, voire leur souffrance, face à leur enfant qu’ils ne savent comment aider. Il dit  » À quoi ça sert d’apprendre ? « . Et l’adulte, confronté à cette question, ne sait l’éclairer sur son présent, sur son travail, sur la promesse de la société qu’un futur est possible pour lui. Il craint de ne pas savoir s’y prendre. Les parents consultent pour que nous leur apportions soutien et conseils quant à leur rôle dans la construction intellectuelle de leur enfant. Que doivent-ils faire face à ses blocages mais aussi à son ennui. Que faire pour qu’il découvre la relation à l’autre, explore les réalités du monde présent, s’approprie des savoirs et des techniques qui non seulement bâtissent une culture mais l’ouvrent aussi à la connaissance de soi ? Nous entendons la demande parentale : Que dois-je faire pour qu’il soit un enfant équilibré, un enfant heureux au sein de la famille ? Des questions concernant leur rôle reviennent souvent. Comment faire pour être un bon parent ? A quel âge commencer à se préoccuper de l’éveil du petit, de son éducation ? Comment être attentif à son développement sans plonger dans l’hyper-parentalité? Quelle place donner au désir, au plaisir ? Quelles règles raisonnables établir dans la famille ? Comment réagir face au comportement de leur adolescent sur lequel ils n’ont plus aucune maîtrise. Quelle attitude adopter ? Doivent-ils montrer plus d’autorité ou laisser faire en attendant qu’avec le temps les tensions cessent à la maison ? Derrière les difficultés...
Nouvelle édition de Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant ? disponible

Nouvelle édition de Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant ? disponible

Mes nombreux échecs à l’école avaient forgé une certitude inébranlable : j’étais un enfant/problème, un mauvais élève, un agité qui avait du mal à comprendre. On dirait, de nos jours, « un hyperactif avec déficit attentionnel ». Personne ne m’avait dit que l’émotion, la peur permanente de l’échec bloquaient ma pensée et m’empêchaient, par là même, de restituer ce que j’avais mémorisé grâce à un méchant par cœur. Personne n’avait mis en évidence mes qualités quand il m’arrivait de réussir, ce qui m’aurait permis de transférer cette réussite dans les domaines où j’étais en échec. Aujourd’hui, quand je reçois un enfant qui se croit nul ou qui est catalogué comme cancre, je ne commence jamais l’entretien en évoquant ses difficultés. Qu’il soit fâché avec l’orthographe ou que les maths le terrifient ne me donne aucune information exploitable pour le tirer d’affaire. Je cherche plutôt à mettre en évidence comment ça marche quand ça marche bien. J’analyse l’activité qui lui donne du plaisir, qui l’amène à la réussite, je cherche la place de son affectivité et de sa motivation. Ce livre d’Alain Sotto décrit le cerveau conscient de l’enfant dont on découvre chaque jour les immenses possibilités. Celles-ci devront s’exprimer dans l’école du futur à travers la transmission de méthodes permettant à l’enfant de comprendre et d’agir par lui-même sur son attention. De même pour mémoriser, réfléchir, imaginer, facultés indispensables à l’épanouissement d’une pensée construite, utilisable. Cette pensée n’est ni décrite ni entraînée à l’école. Elle est laissée aux soins des parents. Pourtant, elle seule peut lier les connaissances et les expériences acquises pour des actions toujours plus efficaces. Ce livre, nourri d’exemples...
Alexandre : « J’ai appris à apprendre »

Alexandre : « J’ai appris à apprendre »

Le magazine CLÉS propose dans son dernier numéro (96) un focus consacré à la mémoire intitulé « La mémoire est-elle encore utile ? ». Alexandre, étudiant en médecine, explique la procédure d’apprentissage qu’il a découverte auprès d’Alain Sotto : J’ai une bonne mémoire : jusqu’au bac, je n’ai jamais eu à plancher des heures pour retenir mes cours. Si j’ai voulu me faire aider en première année de médecine, c’est que la masse d’informations à retenir m’a soudain paniqué. J’ai alors consulté le psychopédagogue Alain Sotto. Son point fort a été de me faire comprendre que nous avons besoin d’une procédure. Ça se déroule en trois temps : La concentration. Notre mémoire à deux moteurs l’attention et l’émotion – nous retenons ce qui nous émeut et ce sur quoi nous nous concentrons. Mais dans le cadre des études, l’émotion (amoureuse par exemple) a plutôt tendance à nous distraire ; si elle s’apparente à l’anxiété, la mémorisation devient même impossible. La solution : revenir à l’ici et maintenant, se focaliser sur le présent. C’est pourquoi certains conseillent la méditation aux étudiants. La visualisation. Notre mémoire retient volontiers les images. Pour se souvenir des mots, des dates, des concepts, des théorèmes, une bonne méthode consiste à les associer à une suite d’images et à monter l’ensemble comme un film. Retenir une information revient alors à visualiser la partie du film qui lui est associée. Et pour que l’ancrage soit plus sûr, il faut décrire ces images avec des mots, comme pour raconter une histoire. Le projet. C’est l’ultime secret : pour être retenue, une information a besoin de s’inscrire dans un projet. Un entant risque fort d’oublier l’orthographe d’un mot dont il ignore dans quel contexte il pourra l’utiliser. Pour l’étudiant en médecine que je suis, se projeter dans l’avenir n’est pas difficile. Mais on peut viser...
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