Alexandre : « J’ai appris à apprendre »

Alexandre : « J’ai appris à apprendre »

Le magazine CLÉS propose dans son dernier numéro (96) un focus consacré à la mémoire intitulé « La mémoire est-elle encore utile ? ». Alexandre, étudiant en médecine, explique la procédure d’apprentissage qu’il a découverte auprès d’Alain Sotto : J’ai une bonne mémoire : jusqu’au bac, je n’ai jamais eu à plancher des heures pour retenir mes cours. Si j’ai voulu me faire aider en première année de médecine, c’est que la masse d’informations à retenir m’a soudain paniqué. J’ai alors consulté le psychopédagogue Alain Sotto. Son point fort a été de me faire comprendre que nous avons besoin d’une procédure. Ça se déroule en trois temps : La concentration. Notre mémoire à deux moteurs l’attention et l’émotion – nous retenons ce qui nous émeut et ce sur quoi nous nous concentrons. Mais dans le cadre des études, l’émotion (amoureuse par exemple) a plutôt tendance à nous distraire ; si elle s’apparente à l’anxiété, la mémorisation devient même impossible. La solution : revenir à l’ici et maintenant, se focaliser sur le présent. C’est pourquoi certains conseillent la méditation aux étudiants. La visualisation. Notre mémoire retient volontiers les images. Pour se souvenir des mots, des dates, des concepts, des théorèmes, une bonne méthode consiste à les associer à une suite d’images et à monter l’ensemble comme un film. Retenir une information revient alors à visualiser la partie du film qui lui est associée. Et pour que l’ancrage soit plus sûr, il faut décrire ces images avec des mots, comme pour raconter une histoire. Le projet. C’est l’ultime secret : pour être retenue, une information a besoin de s’inscrire dans un projet. Un entant risque fort d’oublier l’orthographe d’un mot dont il ignore dans quel contexte il pourra l’utiliser. Pour l’étudiant en médecine que je suis, se projeter dans l’avenir n’est pas difficile. Mais on peut viser...
Mangas, romans fantastiques ou classiques : toutes les lectures se valent-elles ?

Mangas, romans fantastiques ou classiques : toutes les lectures se valent-elles ?

Sur le site Internet de Madame Figaro, Varinia Oberto répond aux questions d’Ophélie Ostermann concernant la lecture chez l’enfant. L’article est disponible à cette adresse. En voici un extrait : Lefigaro.fr/madame. – Quand naît le goût de la lecture chez l’enfant ? Varinia Oberto. – L’envie de lire peut arriver quand l’enfant est très jeune s’il voit l’un de ses parents lire ou s’il voit des livres dans la maison. Mais le goût pour la lecture vient souvent au moment de l’apprentissage, vers six ans. L’enfant prend alors conscience que la lecture, ce n’est pas seulement prononcer des mots, mais c’est aussi les transformer en images. Quels sont les bienfaits de la lecture chez l’enfant et chez l’adolescent ? Qu’il s’agisse de livres, de revues ou encore de bandes dessinées, la lecture stimule l’imaginaire, la curiosité de l’enfant et l’aide à découvrir un univers inconnu. En s’identifiant au héros, il peut même parvenir à surmonter ses propres difficultés. Enfin, la lecture enrichit évidemment le vocabulaire, grâce aux structures de phrases plus complexes et au langage plus riche que ceux utilisés dans un film par exemple. Lire la suite de l’article Découvrir Donner l’envie...

Apprendre à écrire, rédiger

Plus la pensée est claire, plus le texte écrit le sera. 2 Ecrire sa pensée mise en mots. On écrit des idées mises en mots dans une suite logique. On écrit des mots prononcés dans la tête. 3 Faire des phrases courtes. Les phrases trop longues sont souvent des pièges où la pensée s’égare. 4 Lire, s’écouter. On lit ce que l’on a écrit. On lit les idées, les phrases : on s’écoute. Qu’est-ce qui choque à l’écoute : maladresse, répétition, imprécision, lourdeur, oubli, etc. 5 Corriger le texte, l’améliorer. Comment améliorer le travail de rédaction Oralement : livres fermés, on « se » récite les leçons à voix haute et avec ses propres mots. Trouve-t-on les mots justes, les verbes, les outils de transition. On récite après s’être posé des questions, pour éviter de suivre l’ordre du texte, de le résumer, mais pour créer ses propres idées et les exprimer. S’exercer à parler les liens : en conséquence, on peut en déduire, ainsi… Connaître quelques verbes utiles, quelques expressions : démontrer, évoquer, saisir, il s’agit dans ce texte… Les utiliser souvent. Attention : Relire en prêtant attention à l’orthographe, c’est à dire les mots assemblés...

Comment s’assurer que l’enfant a bien compris une explication qui lui est donnée

On ne peut jamais être certain que l’enfant a bien suivi l’explication qu’on lui a donnée au sujet d’une leçon, d’une correction, d’un point de grammaire ou de la résolution d’un problème de maths. Il est important de tenir compte des fragilités de la communication orale : y règnent la distraction et la pensée vagabonde. En quelques secondes, une rêverie insidieuse peut s’installer malgré sa bonne volonté affichée, malgré même son désir d’être attentif, de faire effort. Car pour écouter, il ne suffit pas d’ouvrir grandes ses oreilles. L’enfant doit, en permanence et en simultanée, s’emparer de ce que l’on dit. Les mots, les phrases doivent se transformer en sens dans son esprit. Quand on parle à son enfant, il faut savoir qu’il entend mais n’écoute pas forcément, même s’il en a l’attitude. Ou il peut avoir suivi le raisonnement, mais cela ne veut pas dire qu’il s’en est saisi et l’a compris. Ce n’est pas parce qu’on répète qu’il comprend davantage. Donc pour éviter le temps perdu inutilement, éviter que l’enfant regagne sa chambre guère plus avancé que lorsqu’il est venu poser une question, quémander une aide, on lui demande de reformuler -avec ses mots- ce que l’on vient de lui dire. Attention : il est important que ce soit avec ses propres mots qu’il reformule les explications. C’est seulement ainsi que l’on peut s’assurer qu’il s’en est bien saisi, qu’il les a...

Un bon prof

Conduire les élèves vers le savoir, qu’est-ce que cela signifie ? Les éveiller à leur manière d’apprendre ? Savoir leur montrer l’intérêt de ces connaissances pour leur existence ? Et d’ailleurs, que peut-on leur dire de l’utilité du savoir sans tomber dans un utilitarisme asséchant ? Est bon prof celui qui conduit les élèves vers le savoir plutôt qu’il n’enseigne une matière. Les élèves ont le désir d’apprendre, le désir de travailler quand ils perçoivent ce désir toujours existant chez les adultes, que ce soit leurs parents ou leurs profs. Il y a bien entendu des méthodes à donner (comment mémoriser ou gérer le temps intelligemment ou encore parvenir à se concentrer au moment voulu) mais le goût de la curiosité ne peut s’enseigner(transmettre) que par l’exemple, et les élèves sentent d’instinct quand un prof est encore curieux de ce qu’il enseigne, quand il de la passion à le faire. Si celui-ci refait(reproduit) d’année en année le même cours, sans pratiquement en changer une ligne, il ne peut prétendre faire de ses élèves des êtres curieux non seulement de ce qui leur est enseigné, mais de ce qu’ils doivent découvrir par ailleurs, c’est-à-dire en dehors de l’école. Imaginer que parler de l’utilité du savoir pour leur vie future peut les motiver dans l’apprentissage est tout à fait illusoire. Cela ne sert qu’à renforcer le crédo des bons élèves. Pour les autres, même s’ils sont conscients de la justesse de ce qui leur est prêché, il y a une distance, un fossé entre cette vérité et eux, leur désir, leur vie. Cela n’est d’aucune aide à les motiver. –Pour ce...
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