Le caprice, essentiel à la construction de la personnalité

Le caprice a une mauvaise réputation. Dans son sens premier, c’est une volonté subite et passagère qui vient sans aucune raison. Or le petit qui fait un caprice a ses raisons. C’est le seul moyen qu’il possède de dire son désir contrarié, sa frustration, sa colère, sa peur, ses angoisses. (…)

Votre enfant est-il autonome ?

Nombreux sont les parents à évoquer le manque d’autonomie de leur enfant, mais tout autant d’enfants à se plaindre que leurs parents ne leur font pas assez confiance, et qu’ils vérifient tout, leur messagerie Internet, leur cahier de texte, leur emploi du temps, et même pour les plus jeunes le contenu du cartable. (…)

L’année qui vient…. (paru dans l’Obs Plus)

Voilà qu’une nouvelle année commence pour 12 millions d’élèves. Ils vont vivre la rentrée avec un sentiment mitigé, excitation et appréhension. Comme à chaque fois, elle s’accompagne de nostalgie, d’un peu d’appréhension, mais aussi du plaisir de revoir les copains d’école et même pour certains chanceux, celui de retrouver le travail qui leur renvoie une bonne image d’eux-mêmes. (…)

« Le beau métier de parent »

« Le beau métier de parent »

Depuis trente ans, nous recevons des enfants et des adolescents en difficulté scolaire, nous recevons les parents qui expriment leur inquiétude, voire leur souffrance, face à leur enfant qu’ils ne savent comment aider. Il dit  » À quoi ça sert d’apprendre ? « . Et l’adulte, confronté à cette question, ne sait l’éclairer sur son présent, sur son travail, sur la promesse de la société qu’un futur est possible pour lui. Il craint de ne pas savoir s’y prendre. Les parents consultent pour que nous leur apportions soutien et conseils quant à leur rôle dans la construction intellectuelle de leur enfant. Que doivent-ils faire face à ses blocages mais aussi à son ennui. Que faire pour qu’il découvre la relation à l’autre, explore les réalités du monde présent, s’approprie des savoirs et des techniques qui non seulement bâtissent une culture mais l’ouvrent aussi à la connaissance de soi ? Nous entendons la demande parentale : Que dois-je faire pour qu’il soit un enfant équilibré, un enfant heureux au sein de la famille ? Des questions concernant leur rôle reviennent souvent. Comment faire pour être un bon parent ? A quel âge commencer à se préoccuper de l’éveil du petit, de son éducation ? Comment être attentif à son développement sans plonger dans l’hyper-parentalité? Quelle place donner au désir, au plaisir ? Quelles règles raisonnables établir dans la famille ? Comment réagir face au comportement de leur adolescent sur lequel ils n’ont plus aucune maîtrise. Quelle attitude adopter ? Doivent-ils montrer plus d’autorité ou laisser faire en attendant qu’avec le temps les tensions cessent à la maison ? Derrière les difficultés...
Nouvelle édition de Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant ? disponible

Nouvelle édition de Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant ? disponible

Mes nombreux échecs à l’école avaient forgé une certitude inébranlable : j’étais un enfant/problème, un mauvais élève, un agité qui avait du mal à comprendre. On dirait, de nos jours, « un hyperactif avec déficit attentionnel ». Personne ne m’avait dit que l’émotion, la peur permanente de l’échec bloquaient ma pensée et m’empêchaient, par là même, de restituer ce que j’avais mémorisé grâce à un méchant par cœur. Personne n’avait mis en évidence mes qualités quand il m’arrivait de réussir, ce qui m’aurait permis de transférer cette réussite dans les domaines où j’étais en échec. Aujourd’hui, quand je reçois un enfant qui se croit nul ou qui est catalogué comme cancre, je ne commence jamais l’entretien en évoquant ses difficultés. Qu’il soit fâché avec l’orthographe ou que les maths le terrifient ne me donne aucune information exploitable pour le tirer d’affaire. Je cherche plutôt à mettre en évidence comment ça marche quand ça marche bien. J’analyse l’activité qui lui donne du plaisir, qui l’amène à la réussite, je cherche la place de son affectivité et de sa motivation. Ce livre d’Alain Sotto décrit le cerveau conscient de l’enfant dont on découvre chaque jour les immenses possibilités. Celles-ci devront s’exprimer dans l’école du futur à travers la transmission de méthodes permettant à l’enfant de comprendre et d’agir par lui-même sur son attention. De même pour mémoriser, réfléchir, imaginer, facultés indispensables à l’épanouissement d’une pensée construite, utilisable. Cette pensée n’est ni décrite ni entraînée à l’école. Elle est laissée aux soins des parents. Pourtant, elle seule peut lier les connaissances et les expériences acquises pour des actions toujours plus efficaces. Ce livre, nourri d’exemples...
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