Alain Sotto, psychopédagogue et neuropédagogue.

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« On aime apprendre dès lors que l’on sait pourquoi et comment apprendre. »

Un grand nombre d’enfants sont en souffrance scolaire, d’autres font leur travail correctement mais sans éprouver de joie. Ils manquent de motivation, de projet. Comment feront-ils, au sortir de l’adolescence, bac en poche ou non, pour poursuivre des études ou encore conquérir le monde du travail ? Lire l’édito »

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Le caprice, essentiel à la construction de la personnalité (cliquer sur le titre pour lire l’article en entier)

Le caprice a une mauvaise réputation. Dans son sens premier, c’est une volonté subite et passagère qui vient sans aucune raison. Or le petit qui fait un caprice a ses raisons. C’est le seul moyen qu’il possède de dire son désir contrarié, sa frustration, sa colère, sa peur, ses angoisses. Le caprice est inhérent à la construction de sa personnalité parce qu’il le place face aux contraintes du réel, le confronte au désir de l’autre. Il exprime des désirs ou des refus, et ce sont les échos reçus en retour qui le forment en tant qu’être autonome et pensant. L’enfant et le « non » Il y a dans la vie de l’enfant deux périodes où il se construit par le  » non ». Quand il est petit, les caprices lui permettent d’acquérir l’empathie nécessaire à la vie en communauté, l’apprentissage des règles familiales et sociales, les interdits et empêchements environnementales. Après quoi, il se conforme à ce qui lui est demandé à la maison, il intériorise les contraintes dues à la réalité et s’y soumet. Mais, devenu adolescent, il a besoin de nouveau de s’opposer à ses parents, aux adultes en général : il souhaite l’autonomie, refuse les règles qu’il avait acceptées et recherche les limites. Ces deux périodes d’opposition sont constructives. C’est ainsi que l’enfant élabore la compréhension du monde dans son rapport à lui-même et aux autres. Mais pour cela, les parents doivent être clairs dans leur tête, non s’opposer à l’enfant – le petit et l’adolescent- mais donner clairement des repères. Incertitudes, doutes, fragilités parentales sont déstabilisateurs. Privé de la possibilité d’analyser une situation, il fait un caprice...

Votre enfant est-il autonome ?

     Nombreux sont les parents à évoquer le manque d’autonomie de leur enfant, mais tout autant d’enfants à se plaindre que leurs parents ne leur font pas assez confiance, et qu’ils vérifient tout, leur messagerie Internet, leur cahier de texte, leur emploi du temps, et même pour les plus jeunes le contenu du cartable. Parfois, dans une famille, ce sont des reproches croisés. Au cours d’un entretien, la mère se plaint du manque d’autonomie de son pré-ado qui réplique aussitôt qu’on ne lui laisse rien faire tout seul, qu’on ne le laisse pas respirer. L’autonomie affective se conquiert peu à peu. Mais elle n’est pas du seul fait de l’enfant. C’est très tôt qu’elle doit être initiée par les parents. Ils l’encouragent malgré leur désir inconscient qu’il ne se sépare pas d’eux. Alors, progressivement il peut se dégager. Il est libre dans sa tête et non en quête permanente de reconnaissance. L’en empêcher, c’est au risque que l’enfant, puis l’adolescent et l’adulte qu’il devient, soient profondément marqués par une estime de soi défaillante. L’autonomie intellectuelle, c’est pour le grand enfant penser par lui-même, avoir intériorisé des règles sociales et familiales, des valeurs, n’être pas dépendant de l’aide des adultes, être capable de décider seul, d’anticiper et d’assumer les conséquences de ses actes. Pour en arriver là, les parents l’incitent dès le plus jeune âge à faire ses premiers pas, à s’éloigner, à évoluer librement afin de découvrir ce qui l’entoure. Ils le laissent faire ses expériences. Un jour, l’enfant devenu écolier prend des initiatives sous leur regard vigilant et sécurisant. Il s’affirme, demande de l’aide à bon escient mais...

L’année qui vient…. (paru dans l’Obs Plus)

1er septembre, voilà qu’une nouvelle année commence pour 12 millions d’élèves. Ils vont vivre la rentrée avec un sentiment mitigé, excitation et appréhension. Comme à chaque fois, elle s’accompagne de nostalgie, d’un peu d’appréhension, mais aussi souvent du plaisir de revoir les copains d’école, et même pour certains chanceux, celui de retrouver la classe, le travail qui leur renvoie une bonne image d’eux-mêmes. Cette rentrée est celle des parents également, et elle est aussi stressante que pour leur enfant. Comment Féodor va s’en sortir maintenant qu’il entre au collège ? Parviendra-t-il enfin à être autonome ? Emilie acquerra-t-elle cette année le sens des maths ? Comment Elias abordera-t-il son entrée au C.P, lui qui est encore petit, parce qu’à tout juste six ans, on a encore besoin de jouer, de courir et de ne pas rester assis sur une chaise toute la journée ? L’inquiétude des parents, même si elle n’est pas exprimée, est ressentie par l’enfant, ce qui n’est pas vraiment favorable pour un bon démarrage. De plus, cette inquiétude est souvent amplifiée par des diagnostics, étiquettes et jugements (lent, pas mûr, agité..) qui dégradent l’image de soi. Aussi, l’enfant a besoin du soutien inconditionnel de ses parents, et par soutien, je veux dire qu’ils mettent en avant ses réussites, plutôt que pointer ses erreurs, reconnaissent ses efforts, expriment leur confiance en ses capacités, montre calme et plaisir quand ils travaillent avec lui. Ils s’intéressent aussi à ce qu’il aime, ce qu’il fait, et pas seulement à son travail scolaire. Ils lui apprennent à regarder, écouter, à être curieux, à réfléchir, car il n’y a pas une seule...
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À paraître au mois d’août !

Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant ?

Mes nombreux échecs à l’école avaient forgé une certitude inébranlable : j’étais un enfant/problème, un mauvais élève, un agité qui avait du mal à comprendre. On dirait, de nos jours, « un hyperactif avec déficit attentionnel ». Lire la suite →

Mémoriser l’orthographe d’un mot

Apprendre à réussir, réussir à apprendre