Alain Sotto, psychopédagogue et neuropédagogue.

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« On aime apprendre dès lors que l’on sait pourquoi et comment apprendre. »

Un grand nombre d’enfants sont en souffrance scolaire, d’autres font leur travail correctement mais sans éprouver de joie. Ils manquent de motivation, de projet. Comment feront-ils, au sortir de l’adolescence, bac en poche ou non, pour poursuivre des études ou encore conquérir le monde du travail ? Lire l’édito »

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L’année qui vient…. (paru dans l’Obs Plus)

1er septembre, voilà qu’une nouvelle année commence pour 12 millions d’élèves. Ils vont vivre la rentrée avec un sentiment mitigé, excitation et appréhension. Comme à chaque fois, elle s’accompagne de nostalgie, d’un peu d’appréhension, mais aussi souvent du plaisir de revoir les copains d’école, et même pour certains chanceux, celui de retrouver la classe, le travail qui leur renvoie une bonne image d’eux-mêmes. Cette rentrée est celle des parents également, et elle est aussi stressante que pour leur enfant. Comment Féodor va s’en sortir maintenant qu’il entre au collège ? Parviendra-t-il enfin à être autonome ? Emilie acquerra-t-elle cette année le sens des maths ? Comment Elias abordera-t-il son entrée au C.P, lui qui est encore petit, parce qu’à tout juste six ans, on a encore besoin de jouer, de courir et de ne pas rester assis sur une chaise toute la journée ? L’inquiétude des parents, même si elle n’est pas exprimée, est ressentie par l’enfant, ce qui n’est pas vraiment favorable pour un bon démarrage. De plus, cette inquiétude est souvent amplifiée par des diagnostics, étiquettes et jugements (lent, pas mûr, agité..) qui dégradent l’image de soi. Aussi, l’enfant a besoin du soutien inconditionnel de ses parents, et par soutien, je veux dire qu’ils mettent en avant ses réussites, plutôt que pointer ses erreurs, reconnaissent ses efforts, expriment leur confiance en ses capacités, montre calme et plaisir quand ils travaillent avec lui. Ils s’intéressent aussi à ce qu’il aime, ce qu’il fait, et pas seulement à son travail scolaire. Ils lui apprennent à regarder, écouter, à être curieux, à réfléchir, car il n’y a pas une seule...

Vient de paraître : « Le beau métier de parent »

Depuis trente ans, nous recevons des enfants et des adolescents en difficulté scolaire, nous recevons les parents qui expriment leur inquiétude, voire leur souffrance, face à leur enfant qu’ils ne savent comment aider. Il dit  » À quoi ça sert d’apprendre ? « . Et l’adulte, confronté à cette question, ne sait l’éclairer sur son présent, sur son travail, sur la promesse de la société qu’un futur est possible pour lui. Il craint de ne pas savoir s’y prendre. Les parents consultent pour que nous leur apportions soutien et conseils quant à leur rôle dans la construction intellectuelle de leur enfant. Que doivent-ils faire face à ses blocages mais aussi à son ennui. Que faire pour qu’il découvre la relation à l’autre, explore les réalités du monde présent, s’approprie des savoirs et des techniques qui non seulement bâtissent une culture mais l’ouvrent aussi à la connaissance de soi ? Nous entendons la demande parentale : Que dois-je faire pour qu’il soit un enfant équilibré, un enfant heureux au sein de la famille ? Des questions concernant leur rôle reviennent souvent. Comment faire pour être un bon parent ? A quel âge commencer à se préoccuper de l’éveil du petit, de son éducation ? Comment être attentif à son développement sans plonger dans l’hyper-parentalité? Quelle place donner au désir, au plaisir ? Quelles règles raisonnables établir dans la famille ? Comment réagir face au comportement de leur adolescent sur lequel ils n’ont plus aucune maîtrise. Quelle attitude adopter ? Doivent-ils montrer plus d’autorité ou laisser faire en attendant qu’avec le temps les tensions cessent à la maison ? Derrière les difficultés...

Alexandre : « J’ai appris à apprendre »

Le magazine CLÉS propose dans son dernier numéro (96) un focus consacré à la mémoire intitulé « La mémoire est-elle encore utile ? ». Alexandre, étudiant en médecine, explique la procédure d’apprentissage qu’il a découverte auprès d’Alain Sotto : J’ai une bonne mémoire : jusqu’au bac, je n’ai jamais eu à plancher des heures pour retenir mes cours. Si j’ai voulu me faire aider en première année de médecine, c’est que la masse d’informations à retenir m’a soudain paniqué. J’ai alors consulté le psychopédagogue Alain Sotto. Son point fort a été de me faire comprendre que nous avons besoin d’une procédure. Ça se déroule en trois temps : La concentration. Notre mémoire à deux moteurs l’attention et l’émotion – nous retenons ce qui nous émeut et ce sur quoi nous nous concentrons. Mais dans le cadre des études, l’émotion (amoureuse par exemple) a plutôt tendance à nous distraire ; si elle s’apparente à l’anxiété, la mémorisation devient même impossible. La solution : revenir à l’ici et maintenant, se focaliser sur le présent. C’est pourquoi certains conseillent la méditation aux étudiants. La visualisation. Notre mémoire retient volontiers les images. Pour se souvenir des mots, des dates, des concepts, des théorèmes, une bonne méthode consiste à les associer à une suite d’images et à monter l’ensemble comme un film. Retenir une information revient alors à visualiser la partie du film qui lui est associée. Et pour que l’ancrage soit plus sûr, il faut décrire ces images avec des mots, comme pour raconter une histoire. Le projet. C’est l’ultime secret : pour être retenue, une information a besoin de s’inscrire dans un projet. Un entant risque fort d’oublier l’orthographe d’un mot dont il ignore dans quel contexte il pourra l’utiliser. Pour l’étudiant en médecine que je suis, se projeter dans l’avenir n’est pas difficile. Mais on peut viser...

Mangas, romans fantastiques ou classiques : toutes les lectures se valent-elles ?

Sur le site Internet de Madame Figaro, Varinia Oberto répond aux questions d’Ophélie Ostermann concernant la lecture chez l’enfant. L’article est disponible à cette adresse. En voici un extrait : Lefigaro.fr/madame. – Quand naît le goût de la lecture chez l’enfant ? Varinia Oberto. – L’envie de lire peut arriver quand l’enfant est très jeune s’il voit l’un de ses parents lire ou s’il voit des livres dans la maison. Mais le goût pour la lecture vient souvent au moment de l’apprentissage, vers six ans. L’enfant prend alors conscience que la lecture, ce n’est pas seulement prononcer des mots, mais c’est aussi les transformer en images. Quels sont les bienfaits de la lecture chez l’enfant et chez l’adolescent ? Qu’il s’agisse de livres, de revues ou encore de bandes dessinées, la lecture stimule l’imaginaire, la curiosité de l’enfant et l’aide à découvrir un univers inconnu. En s’identifiant au héros, il peut même parvenir à surmonter ses propres difficultés. Enfin, la lecture enrichit évidemment le vocabulaire, grâce aux structures de phrases plus complexes et au langage plus riche que ceux utilisés dans un film par exemple. Lire la suite de l’article Découvrir Donner l’envie...
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À paraître au mois d’août !

Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant ?

Mes nombreux échecs à l’école avaient forgé une certitude inébranlable : j’étais un enfant/problème, un mauvais élève, un agité qui avait du mal à comprendre. On dirait, de nos jours, « un hyperactif avec déficit attentionnel ». Lire la suite →

Mémoriser l’orthographe d’un mot

Apprendre à réussir, réussir à apprendre